Poèmes du Metro de Medellin – Armando Ibarra Racines

LE 18 SEPTEMBRE 2010, MEDELLÍN LE MATIN , LIGNE A, D’ITAGÜÍ À POBLADO ET À SAN ANTONIO , LIGNE B, DE SAN ANTONIO À ESTADIO ET SAN JAVIER
Les mains qui tant de linge ont lavé
trouvent un repos dans le sel
d’une intention d’air et d’aile
qui avidement à la barre s’est collée:
espérance légère de soigner les maux.
Le frémissement de leurs pendules
n’altère ni ne brise sa férule,
ni les verbes d’effroi de la radio
ni d’Éros l’offrande originelle
ni du matin la laiteuse étincelle
ni l’éclat heureux qui me regarda
et que le masque nouveau emporta
vers les tuiles où le jour attend.
Sarcophage pour le cyclope nocturne d’antan!
Traduction de Claude Bleton